Le Livre

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Edition: Michel Lafon / CARRERE

A travers 200 pages, Michel OLIVIER, alias le Colonel Chomard, nous raconte sa vie et ses péripéties.
De son enfance à sa rencontre avec Les Forbans, à qui ce livre est bien plus qu’un hommage, Michel OLIVIER nous raconte la création, l’ascension et les galères qui jonchent la vie d’artiste …
Ce livre raconte l’une de ces rencontres qui étaient écrites …

De l’arrivée à Saint-Tropez du jeune Michel OLIVIER alors âgé de 17 ans et de ses premiers pas sur les planches d’un restaurant-spectacle, il ne reste que le souvenir de ses bides mais aussi l’odeur de son envie de revanche sur la Vie.


Galères, défaites et déprimes furent le lot de ses débuts jusqu’au jour (inopiné) où il rencontre Les Forbans dans les couloirs de la maison de disques Polydor.


A travers ce « Banlieue rouge aux bananes d’or », le Colonel Chomard nous raconte donc Les Forbans: leurs débuts, leur carrière, leurs galères et leurs succès.
C’est avec Bébert, parti de Tunis à l’âge de 3 ans pour Paris que tout commence.
Le jeune Albert s’acclimate vite à la vie parisienne. De l’Ecole Communale à la Sixième, des quatre cents coups de gamin à sa découverte du Rock’n Roll, « Kassab » (pas encore « Bébert ») nous dépeint comme un bon petit gars.
Très vite, celui-ci rencontre un certain Dominique LUPO et commence ainsi ses premiers pas de chanteur au sein de son premier groupe.
Puis c’est l’escalade: Albert se lie d’amitié avec un jeune chevelu armé d’un fantastique banane (!!), un certain Michel PAPAIN…
Déjà leader de son propre groupe, « Chelmi » emmène tout ce petit monde un peu en avant dans la découverte de la musique. Les premières cacophonies, euh… répétitions, arrivent. Les lapins de Michel aussi…
C’est là que Patrick, le frère de Michel, rencontre cette petite troupe. Le groupe fonctionne très bien ainsi jusqu’au jour où l’un des membre décide de mettre un terme à l’aventure.
Tout aurait pu se terminer là, mais c’était sans compter sur la Dame Destinée qui fait débarquer Jean-Louis BERGERIN.
A cette époque, c’est la personne qui leur apprendra le plus.
Un peu plus tard, c’est au tour de Christophe CAMILLOTE de pointer le bout de son nez au Garage PAPAIN où ont lieu les répétitions.
Avec lui, c’est le temps des premiers concerts d’école. C’est aussi à ce moment-là que chacun des membres du groupe va s’approprier définitivement de son instrument de musique. Surtout Michel, qui après avoir tout testé, en restera à ce qu’il fait le mieux, taper sur des tambours 🙂
Nous voilà donc en présence de Bébert, WIndo, Michel, Patrick, Jean-Louis et Christophe. Les Forbans d’origine sont là !!
Arrive le temps de la première maquette et aussi, et surtout, du premier contrat. Eh oui, Les Forbans, encore ados, signent leur premier contrat et ce grâce à un énorme mensonge.
En effet, ils avaient prétendu avoir pré-vendu deux mille exemplaires de leur premier 45 Tours ( qui bien sûr n’existait pas encore). Un énorme mensonge, oui mais qui a fait son effet !
En réalité, c’est le père de Michel et Patrick, Charly PAPAIN lui-même, qui avait acheté ces galettes de vinyle afin de lancer le groupe débutant…
Viennent ensuite, tout naturellement, le temps des premiers passages en radio et à la télévision. Pour leurs premiers concerts, chacun des Forbans étaient payés en 45 Tours. Ceux-là même que Charly avait achetés. Ceci bien évidemment afin que chacun puisse rembourser comme il se doit le père de Patrick et Michel.
C’est aussi à cette époque que Philippe « Seïmar » MASSE arrive après le départ de Christophe. Même si Les Forbans existent professionnellement, le succès n’est pas encore au rendez-vous. Le tube qui les propulsera sur le devant de la scène sera  » Chante ». Ce titre enregistré en dernier sur l’album du même nom sera leur premier disque de platine.
Nos six rockers nagent dans le bonheur et ne voient pas arriver l’escroquerie du siècle leur tomber dessus.
C’est en effet lors de l’été 1982 (ou 1983) qu’un promoteur véreux de spectacle leur promet monts et merveilles. Cet escroc les arnaque eux ainsi que d’autres artistes engagés dans cette tournée d’été en s’enfuyant avec la caisse. C’est simple et vieux comme Erode, mais cela fonctionne toujours… encore aujourd’hui.
C’est le début de la fin. Tout le monde les abandonne. Amis, maison de disque, producteur, plus personne ne croit en eux.
Contre toute attente, Michel OLIVIER, lui, reste et est promu manager. Il s’auto-proclame Colonel… colonel Chomard.

Vous voyez le rapprochement: rockstar – manager – colonel…. non? cherchez bien. Tout n’est pas si simple, il faut continuer d’exister dans les hits et (surtout) ne pas se faire oublier.Pour cela, il y un lieu: le Casino de Paris. C’est à partir de ce concert du 16 Avril 1984 que tout redémarre… pour ne plus s’arrêter.

Ce livre, bourré d’anecdotes, vous en apprendra bien plus sur Les Forbans que les quelques lignes dont j’ai essayé d’en faire le résumé.

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